2021 : apprendre à rêver à nouveau

Une disparition des couleurs

2020 a été une année spéciale. Avec un sentiment de lassitude qui m’a animé une bonne partie de l’année, peu d’espoir, peu d’envie, rien de cool en vue. Ce sentiment je l’avais déjà ressenti au printemps 2019 en revenant d’Australie, lorsque je me sentais prisonnière de mon quotidien.

En 2018 j’ai réalisé un rêve qui m’habitait depuis longtemps, des semaines voir des mois de préparation, de recherche sur internet, d’impatience. Depuis un peu vide, je n’avais pas prévu l’après. J’ai donc cherché à continuer sans trop savoir dans quelle direction. C’est ainsi que je suis partie au bout du monde en cherchant mon chemin. Et que je suis revenue.

J’avais eu des envies, des projets pensés dans un coin de ma tête mais qui se sont perdus je ne sais comment. Et puis un weekend avec une amie m’a ranimé ses envies et en quelques semaines j’avais fait mon projet : ca serait le Maroc à la fin de l’été 2019. Un voyage qui m’a fait un bien fou, qui m’a dynamisé pour un petit moment, et puis les choses sont retombées.

Pas d’objectif en vue, pas de projet. J’avais l’impression que tous les jours se ressemblaient. Beaucoup de grisaille, plus de couleurs. Mais alors que s’est-il passé ? Ou sont passées les couleurs qui étaient dans ma vie ?

Ne pas savoir quelle direction prendre, ne pas avoir de rêves vers lesquelles tendre, d’envie qui me font me lever le matin. Voilà ce qui me manquait. Alors cette année j’ai décider de rêver à nouveau. Peut-être vais-je devoir réapprendre à rêver, à trouver ces envies, celles qui font briller mes yeux et me donnent envie d’avancer.

La vulnérabilité de mes rêves face à l’incertitude de ma vie actuelle :

Peut-être que je ne m’autorisait pas à rêver car je ne savais pas ce qu’il se passerait dans quelques semaines. Beaucoup trop de réalisme c’est emparé de moi, je ne voyais pas le but de me faire des rêves. Je me sentais piéger dans mon quotidien. Dans quelques mois j’aurais fini mes études : le saut dans le grand bain comme on dit et ses difficultés actuelles. J’ai la peur de pas avoir le choix et de me sentir prisonnière d’un futur qui n’est pas encore arrivé.

Mais j’avais oublié le caractère unique des rêves celui de laisser place à l’imagination et à penser, se laisser porter pendant quelques instant. De tendre vers quelque chose différent du quotidien. J’avais oublié de me faire plaisir.

Je ne sais pas ce qui se passera, quand mes études seront finies : quelle direction prendre, ce dont j’ai envie. Mais je sais ce dont j’ai pas envie, alors peut-être que c’est un début.

En cette fin d’année mon esprit à commencer à rêvasser, je me suis offert un livre sur les maisons roulantes sur un coup de tête qui m’a ravivée et je suis tombée sur un roman sur la permaculture qui m’a donné de l’espoir. Une reconnexion à des possibilités, à la nature et aux découvertes. Des ouvertures qui donnent me l’espoir pour mes envies d’un autre monde. Je me suis même surprise à rêver de visiter l’Angleterre et l’écosse, d’emmener mon copain découvrir les routes d’Europe (le jour où le voyage pourra reprendre).

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